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Del. & Sculp. N° 27 juin 2025 – décembre 2025

Sommaire et édito du numéro Del. & Sculp. N° 27 juin 2025 – décembre 2025 de la revue Del. & Sculp. éditée par l’association l’Art du Timbre Gravé.

Sommaire

  • Éditorial : Témoignage d’Ève Luquet
  • Hommage à Guy Vigoureux par Louis Genty
  • Quand la philatélie appelle au voyage par Yannick Abraham
  • Isabelle Molinard, peintre / illustratrice animalière par Rodolphe Pays
  • Les Visages de Marianne, une collection d’artistes par un artiste par Cyril de La Patellière
  • Le Tour du Monde 2024 des timbres gravés par Marco Guerin
  • Infos ATG
  • Monaco dévoile le timbre « L’Art du Timbre-Poste Gravé en Taille-douce »

Éditorial : Témoignage d’Ève Luquet

L’artiste Ève Luquet pratique le dessin, la gravure, plus précisément la pointe sèche sur cuivre. Ses thèmes de prédilection sont la lumière, les éléments, les forces et les mouvements de la nature. A partir de 1986, elle réalise des timbres-poste. Puis en 1997, elle gagne le concours du timbre Marianne qui sera gravé par Claude Jumelet. Cette Marianne du 14 juillet est le premier timbre d’usage courant créé par une femme. Les collectionneurs l’appellent la Marianne de Luquet. En 2005, elle participe à la fondation de l’ATG pour promouvoir le timbre gravé. En 2019, elle accueille douze membres de l’ATG dans son atelier. Aujourd’hui, elle témoigne.

« Message à tous ceux que j’ai eu l’occasion de rencontrer depuis que j’ai découvert le timbre gravé.
Il est probable que je vais arrêter de faire des timbres. La raison principale est que j’ai des petits problèmes avec ma vue, pas graves pour le moment, mais susceptibles d’évoluer. La dernière gravure à la binoculaire a été plus difficile, et je comprends maintenant pourquoi.
Rien de dramatique, je peux très bien continuer à travailler, mais la fatigue visuelle à la binoculaire me pousse à arrêter cette partie de mon travail. Je vais continuer la pointe sèche sur cuivre et le dessin, qui ont toujours constitué l’essentiel de mon activité.
Je peux donc quitter la création de timbres sans trop de regrets.
Mais cela implique aussi de perdre les contacts avec mes collègues, et avec tous ceux avec qui j’ai été en contact, depuis 1986, l’année de mon premier timbre… Je l’ai déjà perdu avec ceux qui nous ont quittés, bien sûr, et aussi ceux qui sont partis vers d’autres projets, mais vous à qui j’adresse ce message êtes bien là !
Je ne vais pas vous citer tous, je suis tellement nulle dans ce genre de choses que je suis sûre que j’en oublierais certains et que je pourrais blesser plusieurs d’entre vous. Chacun de ceux que j’ai croisés se reconnaîtra s’il a l’occasion de lire ce message.
J’ai été très heureuse de faire le peu que j’ai fait dans le domaine des timbres. J’avoue que quand Jacques Jubert m’a généreusement proposé de me former, en tout cas de me donner les bases techniques du métier, je ne pensais pas que la création de timbres prendrait cette place dans ma vie.
C’est venu petit à petit, et, si j’ai commencé avec une motivation financière, je me suis prise au jeu et j’ai vraiment aimé ce métier. D’ailleurs, je me suis au fil du temps, de plus en plus, autorisée à me rapprocher de ma façon de travailler dans mes autres créations (en cela aidée par Roselyne Sautour, de Philaposte, qui connaissait mon travail en pointe sèche et dessin), mais avant tout j’ai pris un grand plaisir à ce travail de commande, à entrer dans un cadre qui permet une forme de liberté autre que celle de l’atelier solitaire qui était, et est encore mon quotidien.
Bref, ce petit mot est destiné à remercier tous ceux que j’ai rencontrés depuis mes débuts, qui m’ont soutenue ou encouragée, ou bien avec qui j’ai eu des échanges amicaux, d’autres, plus rarement, un peu conflictuels, mais toujours vivants et stimulants.
Évidemment, un salut particulier pour mes collègues d’ATG, qui en tant qu’association a su et sait encore faire vivre le timbre, et pour ses bénévoles, qui nous soutiennent depuis tant d’années.
Mais aussi pour ceux du « SNTP », puis de « Philaposte », à Paris et à l’Imprimerie de Périgueux et tous ceux pour qui ou avec qui j’ai travaillé autour du timbre.
Merci ! J’ai partagé avec vous tous une passion commune et de bons moments, j’en suis heureuse, et je vous souhaite de continuer, de relever le flambeau, de faire vivre le timbre…
Avec gratitude et amitié.

Ève Luquet

Comme le désire Ève Luquet, tous les membres de l’association doivent continuer à s’engager, expliquer, utiliser et promouvoir le timbre gravé.

Pascal Rabier, président

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